Bruce Anderson

About the Artist

« Les questions abordées par un artiste sont …fonction de son époque, de l’endroit où il se trouve et de son expérience. Mes travaux parlent en termes métaphoriques de la société à laquelle j’appartiens.Trad. » – Bruce Anderson, Réflexion de l’artiste, Making Art In Saskatchewan: Five Approaches, exposition du Saskatchewan Craft Council, MacKenzie Art Gallery, 1983-84.

Bruce Anderson naît en 1951 à Beaverlodge (Alberta), mais vit depuis très longtemps en Saskatchewan. Il va à l’école à Swift Current où l’immensité du ciel et l’horizon infini du sud-ouest de la Saskatchewan influence, jusqu’à ce jour, sa vision du monde.  

En 1974, Anderson obtient un baccalauréat ès arts en histoire de la University of  Saskatchewan, puis en 1984, une maîtrise en beaux-arts de la University of Regina.  

Bien qu’il demeure depuis longtemps à Regina où il est gestionnaire des collections à la MacKenzie Art Gallery, l’influence de la prairie à herbes courtes et des histoires de la conquête de l’Ouest se fait sentir dans de nombreuses oeuvres d’Anderson. Dans sa réflexion pour l’exposition «New Artists/New Works», en 1994, il écrit :

« Le mythe du cow-boy, dernier homme libre à poursuivre les buts qui ont rendu le ‘nouveau monde’ si attrayant, est toujours bien vivant…Ce mythe est, au mieux, incomplet - toute image romantique étant réductrice - et ignore les réalités du développement… L’assujettissement de la terre et de la nature ont contribué à la destruction de la vie et aux problèmes environnementaux que nous connaissons actuellement. Trad.» (Anderson, 1994)

Anderson puise son inspiration à la fois dans son environnement personnel et dans son environnement social. Dans ses peintures (bidimensionnelles et ses sculptures en céramique tridimensionnelles, il exprime son inquiétude à propos des abus causés par un développement effréné et des problèmes esthétiques, psychologiques et sociaux qui vont de pair avec une urbanisation  croissante.  

Les tableaux d’Anderson montrent, par exemple, qu’il a observé le paysage de l’Ouest avec minutie, tout comme les humains et les animaux qui le peuplent. Au premier abord, les tableaux présentent une scène typique de la conquête de l’Ouest où on voit des cow-boys à cheval dans le paysage. Lorsqu’on regarde de plus près, on remarque avec stupéfaction au premier plan les papiers bonbons, les sacs de croustilles et autres déchets de notre société de gaspillage dont on s’est débarrassé. Anderson juxtapose le mythe du cow-boy à la réalité de la vie moderne. Le passé rejoint le présent et, soudain, la «petite maison dans la  prairie» n’est plus aussi romantique ni intime.

Pour voir certaines des images du « paysage de l’Ouest » auxquels Anderson se réfère, consulter les sites anglais suivants : Nature Saskatchewan à :  http://www.naturesask.ca/photo.php#frameScroller et CoolScapes – les meilleures photos de paysages de Courtney Milne à :  http://www.coolscapes.sk.ca/index.php.


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