Eleanor Bond

About the Artist

Eleanor Bond naît à Winnipeg (Manitoba) en 1948. Elle obtient son diplôme de la  School of Art de l’Université du Manitoba en 1976. Outre les arts visuels, Bond a poursuivi des études dans plusieurs autres domaines, y compris la littérature anglaise, les religions comparées et le architecture intérieure. Elle s’intéresse particulièrement au cadre bâti et à l’espace public. Ce thème se retrouve aisément dans ses peintures et dessins, où elle explore l’impact des développements technologiques et de l’urbanisme sur les humains et animaux, et où elle réfléchit sur les idées contemporaines de l’espace, de l’endroit et de la communauté.

Bond produit de grandes toiles qui représentent la ville, mais elle choisit des perspectives inhabituelles qui donnent au spectateur un sentiment de vertige ou d’étourdissement (pour voir quelques-unes de ces peintures, rendez-vous au site anglais Art History Archive). Ses paysages urbains nous sont familiers, mais en même temps, un grand sentiment d’irréalité s’en dégage. Bond en arrive à exprimer ce sentiment en peignant principalement en noir et blanc, avec quelques soupçons seulement de couleur, ce qui accentue la pureté des lignes de ses paysages urbains, leur aspect futuriste.

Quoique Bond nous offre une perspective en plongée des paysages urbains qu’elle crée, elle limite notre perspective au quadrillage familier de rues, édifices et espaces urbains. Il n’y a pas d’horizon vers lequel le regard  puisse se tourner pour échapper au sentiment d’irréalité que suggère sa vision de la ville. Cela ajoute au sentiment que ses villes sont des lieux claustrophobiques, où la vie est comprimée ou limitée par les technologies même qui ont rendu la ville moderne possible.

Les paysages urbains de Bond n’ont donc pour ainsi dire pas de code postal, mais ce ne sont pas entièrement des oeuvres de fiction non plus. Les villes de ses peintures existent quelque part entre la réalité et l’illusion, reflétant les tensions qui existent dans les villes contemporaines. Bond semble dire que la technologie qui rend possible le confort de la vie moderne le fait au détriment de l’homme qui a des humains pour un lien avec les uns les autres et la nature.


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