Giselle Amantea

About the Artist

Gisele Amantea naît à Calgary (Alberta). En 1975, elle obtient son baccalauréat en beaux-arts de l’Université de Calgary, suivi d’un MFA à la University of Puget Sound à Tacoma (Washington) en 1979.

Amantea habite et travaille à Montréal (Québec). Elle est membre du corps professoral de la Faculté des beaux-arts de l’Université Concordia depuis 1995 où elle enseigne l’interdisciplinarité en matière de création artistique au premier cycle.

Amantea a commencé par être céramiste avant de créer de grandes installations, mieux décrites comme des œuvres multimédia où elle combine objets en céramique, tables, étagères, papier peint floqué, objets trouvés et éléments architecturaux fantaisistes. Dans un essai qu’elle a écrit en 1998, Jamelie Hassan compare l’atelier d’Amantea au laboratoire d’un archéologue «où s’empilent des boites de fragments d’histoire qui attendent les processus laborieux et gruge-temps d’activités répétées: nettoyage, tri et indentification. » (Hassan, 1988)

Les matériaux dont se sert Amantea sont des matériaux de la vie de tous les jours qui font souvent référence à l’arène domestique qu’est la vie familiale. Sa pratique artistique féministe se rapporte à la mémoire, à l’exploration et à la remise en questions des normes culturelles et sociales qui ont défini la féminite.

Une illustration de son intérêt envers les histoires personnelles des femmes est son installation A Daily Record. Pour la réaliser, Amantea a scanné, numérisé et imprimé des pages d’une série de carnets écrits par une femme ayant vécu dans une ville industrielle du sud de l’Ontario, carnets découverts par ses enfants seulement après le décès de leur mère.

«La beauté de la page manuscrite, écrit Amantea dans sa déclaration pour l’exposition, y compris la liste de tâches et d’événements, est émouvante et suggère fortement le labeur d’une femme de son âge, de sa classe sociale et de sa culture au Canada. » (Amantea, 2006)

A Daily Record comprend des centaines de pages de carnets imprimés et une courte vidéo. Amantea a voulu faire l’œuvre pour « créer une impression d’espace très détaillé et immersif qui renvoie au confinement et à l’intimité si évocatifs de l’expérience des carnets, et pour faire connaître une vie privée en apparence insignifiante et l’insérer dans une histoire de l’art. » (Amantea, 2006)

Dans une autre exposition, Reading History Backwards, Amantea s’est servi de photos d’archives et d’articles de journaux pour enquêter sur l’histoire de Filumena “Florence” Lasandro, une émigrante italienne dans l’Ouest canadien, et une des dernières femmes à être pendues au pays après avoir été accusée de meurtre en 1922.

L’œuvre d’Amantea a fait l’objet d’expositions individuelles ou collectives au Canada et à l’étranger et se retrouve dans plusieurs collections publiques dont celles de la Dunlop Art Gallery et de la MacKenzie Art Gallery à Regina (Saskatchewan) et de la Mendel Art Gallery à Saskatoon.


Canadian Heritage University of Regina Mackenzie Art Gallery Mendel Art Gallery Sask Learning