Inglis Sheldon-Williams

About the Artist

Henry Inglis Jodrell Sheldon-Williams naît en 1870, dans le Hampshire (Angleterre). Fils d’un peintre paysagiste, Sheldon-Williams arrive pour la première fois dans ce qui est aujourd’hui la Saskatchewan en 1887, sur un « homestead » ou lot de colonisation à Cannington Manor dans le coin sud-est de la province. En 1891, il retourne en Angleterre pour poursuivre ses études d’art puis rentre au Canada, en 1894, pour satisfaire aux exigences du homestead.

De 1896 à 1898, Sheldon-Williams étudie à la Slade School of Fine Art à Londres (Angleterre), puis au British Museum avec Sir Thomas Brock. Sheldon-Williams a aussi étudié à l’École des Beaux Arts de Paris (France) et a passé une partie de 1897 à faire des études de paysages dans les Cotswolds en Angleterre.

À Londres, Sheldon-Williams est exposé aux tableaux de J. M. W. Turner et il apprend à suggérer la forme plutôt qu’à la définir, ainsi qu’à mettre l’accent sur le ciel et la lumière en se servant de techniques impressionistes. L’auteur Ronald Rees déclare : « Sheldon-Williams fut l’un des premiers peintres à transmettre l’impression de calme de la prairie, son vide et la qualité de sa lumière. » (Rees, 1984)

En 1899, Sheldon-Williams s’engage dans l’armée et sert en Afrique du Sud pendant la Guerre des Boers (1899-1901). En même temps, il produit des dessins et des illustrations à l’aquarelle de la guerre pour The Sphere, une revue londonnienne. Cette expérience annonce son rôle de peintre offciel de guerre pour le Canada en 1917-18, au cours de la Première Guerre mondiale.

Il se marie en 1904 et vit dans le Gloucestershire (Angleterre). Il expose à la Royal Academy de Londres, au Salon de Paris ainsi que dans d’autres expositions à Londres et en Europe. En 1913, Sheldon-Williams revient en Saskatchewan, s’installe à Regina où il rencontre Norman Mackenzie, un avocat éminent, collectioneur d’art. Mackenzie appuie énormément Sheldon-Williams qui reçoit régulièrement des commandes de portraits de Canadiens en vue, y compris ceux des juges en chef, des membres du gouvernement de la Saskatchewan, du gouvernement municipal et celui d’un chancelier de la University of Saskatchewan.

En 1916, Sheldon-Williams participe à la création de l’École d’art au Regina College et y donne des cours jusqu’à ce qu’il reçoive sa commission d’artiste de guerre en Europe. En 1924, il essaye, sans succès, de rentrer au Canada. L’année suivante, il fait une depression nerveuse et vit en Italie, puis en Angleterre où il meurt en 1940. Pendant toute cette période, il a continué à envoyer des tableaux au Canada pour qu’ils y soient vendus. Sheldon-Williams a été profondément affecté par la vie pionnière et le paysage de l’Ouest du Canada. Il a continué jusqu’à sa mort à écrire, par intermittence, sur ses sujets.

Pour résumer la carrière de Sheldon-Williams, l’auteur Ronald Rees dit : « S’il était resté au Canada, Sheldon-Williams, avec son instinct pour la lumière et l’espace de la prairie, aurait pu ouvrir de nouvelles voies plutôt que de faire simplement allusion à de nouvelles directions. Mais, comme le reste des peintres immigrants, il se voyait surtout comme porteur de la culture dans un nouveau pays et non comme l’interprète de ce dernier.» Rees, p. 37, 1984)


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