Jane Ash Poitras

About the Artist

Jane Ash Poitras est née dans une communauté isolée du nord de l’Alberta, Fort Chipewyan, en 1951. Élevée par sa mère adoptive allemande dans la religion catholique, Poitras ne retrouve sa langue et sa culture cries qu’à l’adolescence. Ce renouement avec ses racines autochtones est un événement  lourd de signification car il changera sa vision d’elle-même dans le monde.

Toute jeune, Poitras prend goût au dessin, au coloriage et au découpage, goût qui, ultérieurement, sera évident dans son œuvre. En dépit de ses talents artistiques et des nombreux tableaux et collages qu’elle réalise, elle se fait dire qu’elle ne pourrait pas vivre de son art. Elle s’inscrit alors à la University of Alberta à Edmonton et obtient un baccalauréat ès science en microbiologie (Microbiology) tout en suivant des cours du cours en beaux-arts. Mais Poitras dira :

J’avais toujours voulu retourner à l’université pour obtenir un baccalauréat en beaux-arts. Des amis qui avaient vu mon œuvre m’ont encouragée à constituer un portfolio et à le soumettre au Département des beaux-arts qui m’a accepté tout de suite. Je pouvais finalement m’adonner à mon premier amour et je n’ai  jamais regretté. (Miller, 2006)

Après avoir reçu son baccalauréat en beaux-arts (gravure) de la University of Alberta, en 1985, Poitras obtient sa maîtrise de Columbia University à New York (New York City). Depuis, sa réputation d’artiste multimédia, de philosophe, d’auteure et de conférencière s’est répandue dans le monde entier. Elle cultive un langage visuel qui allie images et mots pour exprimer la complexité des histoires personnelles et collectives. Elle dit de ses tableaux et de ses collages qu’ils sont un «  procédé de récupération ».

Les œuvres de Poitras allient des références à l’histoire de l’art, à la photographie, à la peinture et à la litérature des peuples européens et à ceux des Premières Nations. Au lieu de se poser la question : «  Mais d’où vient tout cela? », confronté à ce mélange de sources culturelles diverses, le spectateur en vient à se demander pourquoi on insiste tellement pour relier une œuvre d’art à un endroit, une époque ou un peuple bien précis.

En se concentrant sur l’imagerie autochtone, Poitras montre l’importance qu’elle attache au fait que les Autochtones doivent retrouver leurs racines culturelles et spirituelles. Selon elle, « ce n’est que par le renouveau spirituel que nous pouvons savoir qui nous sommes vraiment, que nous pouvons réaliser notre potentiel et acquérir la sagesse qui nous permet d’éliminer les influences qui ont des conséquences tragiques et nous détruisent. »  (Newlands, 2007)

Poitras réside à Edmonton (Alberta).


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