Joan Rankin

About the Artist

Joan Melvin Rankin naît à Calgary (Alberta) en 1927. Sa mère, Edna Gladstone Melvin, était membre du premier groupe de femmes diplômées de la University of Saskatchewan, en 1919. Pendant la Première Guerre mondiale, son père, Stanley Lorne Dowswell, a servi d’abord comme soldat puis comme pilote. Il était l’un des 193 Canadiens à avoir été décorés de la Distinguished Flying Cross (Croix de Service distingué dans l’Aviation).

Les parents de Rankin s’installent à Regina (Saskatchewan) en 1928. Les arts et la culture jouent un rôle important pour la famille Rankin qui écoute le Metropolitan Opera à la radio, le samedi après-midi, et assiste aux concerts de l’ Orchestre symphonique de Regina.

Old Camera Rankin se souvient que, toute jeune, elle dessinait tout le temps. En 8e année, ses parents lui font prendre des leçons d’art en nature morte et en dessin de figures. À l’école secondaire, Rankin est une participante enthousiaste du club de photo. À cette époque, la photographie fait appel à de gros appareils lourds, posés sur des tripodes; on développe les pellicules dans sa propre chambre noire et on se sert d’un agrandisseur pour les tirages. Elle aime aussi peindre de petits paysages en plein air.

Au cours de sa dernière année à l’école secondaire, Rankin suit chaque samedi, pendant toute l’année, un cours crédité en art enseigné par Gus Kenderdine. En 1946-47, elle fréquente le Regina College, où elle suit un autre cours d’art avec Kenderdine et un cours d’histoire de l’art avec Gordon Snelgrove. Comme le Regina College n’offrait que des cours de première année, Rankin poursuit ses études à la University of Saskatchewan à Saskatoon et obtient son diplôme en 1950. Pendant cette période elle est photographe, puis photographe en chef de l’annuaire étudiant.

Une fois diplômée, Rankin revient à Regina et, après avoir occupé deux postes qui ne lui apportaient aucune satisfaction, elle rencontre Ken Lochhead, le nouveau professeur d’art au Regina College. Elle suit des cours avec lui pendant les deux années qui suivent, décrivant plus tard ceux-ci comme les plus stimulants qu’elle ait suivis. Elle rencontre aussi Lori et Art McKay qui enseigne maintenant l’art au Regina College et ils deviennent amis.

En 1955, Joan épouse Jack Rankin, un étudiant en génie qu’elle fréquentait lorsqu’elle était étudiante à l’Université de la Saskatchewan. Elle travaille comme graphiste et plusieurs de ses tableaux sont acceptés dans une exposition-concours organisée par le Saskatchewan Arts Board. En 1959, alors que Joan est enceinte de cinq mois de son second enfant, Jack Rankin meurt dans un accident d’avion.

À la suite de cette tragédie, le directeur de la Commission scolaire de Moose Jaw, A. E. Peacock, un grand partisan de Rankin, lui offre le poste de surintendant des arts. Après la naissance de sa fille, Rankin suit un cours d’éducation artistique et s’installe à Moose Jaw pour superviser le programme d’art dans le système scolaire public.

Au cours des premières années dans son nouveau poste, Rankin ressent un certain isolement professionnel et social. Elle se sait mal acceptée à cause de ce qu’elle exige des enseignants et elle trouve difficile de faire accepter à bon nombre d’entre eux des choses nouvelles.

En 1962, pour contrebalancer cet isolement, et encouragée par Ken Lochhead, Rankin met sa famille dans la voiture et va participer à son premier atelier pour artistes à Emma Lake. L’animateur de cet atelier est le critique renommé Clement Greenberg. Il lui fait une forte impression lorsqu’il lui dit que si elle veut être artiste, elle doit se prendre au sérieux, prendre un engagement vis à vis de l’art sinon elle ne sera qu’un autre ‘peintre du dimanche.’

Rankin prend donc la résolution de suivre ce conseil tout en continuant à travailler pour la Commission scolaire de Moose Jaw. Le directeur de l’éducation fait aménager une salle au dernier étage de l’école pour qu’elle puisse s’en servir comme atelier. Il fait aussi le nécessaire pour qu’elle puisse prendre une année sabbatique (1968-69) et aller faire une maîtrise en éducation artistique à la Sir George Williams University à Montréal (Québec).

Rankin choisit la peinture comme majeure et la gravure, dans laquelle elle n’avait aucune expérience, comme mineure. En 1969, lorsqu’elle rentre de Montréal, elle décide de ne pas poursuivre la peinture car ses œuvres ne se vendaient pas et beaucoup étaient en entrpôt.

Au cours des années 1970, Rankin fait surtout de la photographie et capte les motifs et les formes surtout dans la nature. Ces photos incluent la série de Peggy’s Cove et une autre, celle des cheminées de fées dans les Badlands de l’Alberta. Plus tard, elle se tourne vers les sculptures en argile et en fibre, la gravure et le vitrail et puise son inspiration dans son jardin.

Rankin a également créé environ 200 ours en peluche leur donnant des personnalités complexes et les plaçant dans des environnements d’aspect authentique. Les images de ses ours ont attiré l’attention internationale et ont été publiées dans de nombreux livres et revues.

Aujourd’hui (2008), Rankin vit dans une communauté d’aide à la vie autonome où elle est en train de transformer une chambre libre en atelier.


Expérience universitaire
Formation
L’expérience d’Emma Lake
Peggy’s Cove
Première carrière
Canadian Heritage University of Regina Mackenzie Art Gallery Mendel Art Gallery Sask Learning