Molly Lamb Bobak

About the Artist

Molly Lamb Bobak naît à Vancouver (Colombie-Britannique) en 1922. Son père,  Harold Mortimer-Lamb, était un ami et un admirateur de A.Y. Jackson et de Fred Varley, deux membres du Groupe des sept (Group of Seven) à qui il arrivait de rendre visite à la famille. Il est fort possible que le fait que son père soit collectionneur et critique d’art et que sa mère soit inspirée par la beauté de la nature ait eu une influence sur son choix de carrière dans les arts visuels.

Bobak étudie à la Vancouver School of Art de 1938 à 1941. Un des professeurs, Jack Shadbolt, sera un de ses mentors pendant toute sa vie. (On parle de Shadbolt dans un thème d’ARTSask, Au delà du figuratif). Elle entre dans le Service féminin de l’Armée canadienne (le Canadian Women’s Army Corps en 1942. Elle est d’abord serveuse dans une cantine militaire à Vancouver. Pendant un moment, elle étudie le dessin technique puis crée des costumes et des décors pour le Army Show, une revue musicale de l’Armée à Toronto. De novembre 1942 à juin 1945, Bobak tient aussi un journal de guerre unique qui combine pensées et observations manuscrites et illustrations à la plume, au crayon, à l’aquarelle et au fusain.  Ses journaux ont été publiés sous forme de recueil en 1992, sous le titre Double Duty: Sketches and Diaries of Molly Lamb Bobak, Canadian War Artist. (Double service : Esquisses et Journaux de Molly Lamb Bobak, peintre de guerre canadienne)

Pendant son affectation à Toronto, elle rencontre A.Y. Jackson à qui elle montre son journal de guerre illustré. Impressionné par son œuvre, ce dernier la recommande au comité responsable des archives de guerre. Lors qu’elle devient la première femme peintre de guerre au Canada en juin 1945, elle écrit : «  Je voulais tellement être peintre de guerre… Quand je le suis devenue, je suis sûre que Jackson y avait été pour quelque chose. »

Quand Bobak est affectée en Europe, la guerre vient de se terminer mais elle peint les répercussions de la guerre en Hollande. «  J’ai eu la chance de ne pas voir les horreurs de la guerre, » se rappellera-t-elle plus tard. « Quand je suis arrivée outremer, j’ai vu des tas de bâtiments en ruine ou incendiés. On pouvait voir ces scènes de destruction partout …» (Morse, 1996)

C’est à cette époque-là qu’elle rencontre un autre peintre de guerre, Bruno Bobak qu’elle épouse. Une fois que les commandes qu’on leur a passées sont terminées, ils reviennent au Canada.  Molly Bobak commence à enseigner à la Vancouver School of Art, avant que le couple ne s’installe en 1960 à Fredericton où tous les deux enseigneront à l’Université du Nouveau-Brunswick. (University of New Brunswick).

L’oeuvre de Bobak se range dans deux catégories principales : d’élégantes aquarelles de fleurs et des peintures expressionnistes à l’huile. La MacKenzie Art Gallery a organisé une importante rétrospective itinérante de son oeuvre en 1993. Elle a reçu plusieurs grades honorifiques et est membre de l’Académie Royal Canadian Academy of Arts.


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