Rebecca Belmore

About the Artist

Rebecca Belmore est née à Upsala, une petite communauté du nord-ouest de l’Ontario. Après avoir fini son secondaire dans la ville voisine de Thunder Bay, (Ontario), Belmore étudie au Ontario College of Art and Design à Toronto de 1984 à 1987.

En 1993, Belmore quitte Toronto pour retourner s’installer dans la région de Sioux Lookout d’où est originaire sa famille. C’est là que Belmore commence à faire des recherches sur le territoire, la langue et l’histoire du peuple Anishinabe, connaissances qu’elle n’a jamais eu l’occasion d’acquérir quand elle était plus jeune.

Belmore est reconnue dans le monde entier pour son oeuvre qui s’inspire de ses racines Anishinabe. Elle aborde les thèmes de l’histoire autochtone, des lieux, de l’identité et la justice par le biais de la sculpture, de l’installation, de la vidéo et de la performance. Son œuvre est influencée par l’indignation et le sentiment d’injustice qu’elle ressent face à des actes de violence allant de la disparition de femmes dans le quartier Eastside du centre ville de Vancouver (Colombie-Britannique) au massacre de femmes et enfants autochtones à Wounded Knee, (Dakota du Nord).

En 2005, Rebecca Belmore devient la première femme autochtone à représenter le Canada à la Biennale de Venise d’arts visuels en Italie. (Venice Biennale of Visual Art). C’est la plus ancienne et la plus prestigieuse exposition internationale d’art contemporain au monde.

Son oeuvre est très politique et sa démarche artistique expérientielle. Elle fait tout son possible pour que le spectateur devienne participant, ce qu’elle accomplit par les expériences multidimensionnelles qu’elle réalise.

« Ma façon de travailler repose beaucoup sur mes expériences immédiates. » écrit-elle pour un communiqué de presse du Conseil des arts du Canada. « Les œuvres de performance que j’ai créées au fil des ans ont souvent été directement liées à l’endroit où je me trouvais. Les lieux et la mémoire sont les éléments clés de ma démarche artistique et j’ai toujours été fortement intéressée à essayer d’imaginer où nous nous sommes trouvés. » (Belmore, 2004)

Dans la même déclaration, Belmore parle aussi de ses racines autochtones qui lui ont permis de donner une forme à sa mission en tant qu’artiste. « Je crois que je commence tout juste à comprendre mon rôle, particulièrement comme artiste ayant hérité d’une histoire autochtone. »


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