Rosalie Favell

About the Artist

L’artiste/photographe Rosalie Favell, née à Winnipeg, est d’origine anglaise et. métisse. Anita Euteneier affirme, à propos des années formatrices de Favell : «De père cri et de mère anglaise, elle a grandi dans une banlieue de classe moyenne de Winnipeg sans pouvoir célébrer ses origines autochtones.» (Euteneier, 2000)

Le commaire d’exposition Barry Ace explique à propos des années de jeunesse de l’artiste et de son art, «Favell décrit l’examen de son héritage métis comme un moyen de le réapprendre, ou de l’authentifier. Pendant sa jeunesse à Winnipeg, elle ne s’est jamais rendu compte qu’elle étais métisse puisque personne ne s’interroge vraiment sur son identité à moins d’y être confronté (ou d’être différent). En conséquence, ses années de jeunesse furent assez naïves, puisque ses parents, sa famille et ses amis à ce moment-là se contentaient de vivre. On ne parlait d’être métis.Trad» (Ace, 2007)

Devenue adulte, Favell s’interroge sur des idées reliées à sa propre identité et à la culture métisse dans ses photos. Barry Ace remarque : « Il est clair que Favell ne parle pas pour les Métis, pas plus qu’elle ne se présente comme porte-parole ou experte de cette culture. Ce qu’elle présente est son cheminement personnel au XXIème siècle en tant que Métisse contemporaine. Comme les artistes qu’elle admire, tels que Diane Arbus, Julia Margaret Cameron, Louis Gonzales Palma, et Shelley Niro, Favell contribue à une meilleure compréhension de notre réalité contemporaine collective.Trad.» (Ace, 2007)

Favell est très engagée dans la communauté des arts aborigènes, surtout comme conférencière et directrice d’atelier. Le journaliste Keith Berens décrit ainsi l’approche de Favell : «Dans ses photos, Rosalie est engagée dans une exploration de son identité au sein de la communauté. Sa notion de communauté est constituée de plusieurs couches, qui couvrent ses origines métisses, sa famille, son sexe, et sa sexualité. La résolution interne de questions externes, et l’individu face aux normes et paradigmes de la société sont des thèmes centraux dans la photographie et la vie de Rosalie.Trad.» (Berens, 1996)

La mère de Favell - la photographe de la famille - et sa soeur, qui lui a donné son premier appareil-photo, ont influencé son choix d’aller d’étudier la photographie et l’art. En 2008, elle poursuit ses études à Ottawa en vue d’obtenir un doctorat en médiations culturelles à l’Université Carleton. Rosalie a reçu sa maîtrise en arts plastiques de l’Université du Nouveau-Mexique à Albuquerque, et son baccalauréat en arts photographiques de l’Institut polytechnique Ryerson, à Toronto.

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