Toni Onley

About the Artist

Toni Onley, l’un des artistes canadiens les plus célèbres et les plus prolifiques, naît, en 1928, à l’Île de Man, près de la côte ouest de l’Angleterre. C’est là que de 1942 à 1946 il commence ses études à la Douglas School of Fine Arts. Pendant cette période, John Nicholson, qui peint des paysages à l’aquarelle, est l’instructeur qui influence le plus Onley. Alors qu’il vit dans l’île, Onley peint des paysages qui s’inspirent des œuvres des grands peintres britanniques comme JosephTurner, John Cotman et Peter DeWint.

En 1948, la famille de Onley immigre au Canada et s’installe à Brantford (Ontario) où, en 1951, Onley étudie l’art et l’architecture à la Doon School of Fine Art. Les artistes qui influencent les travaux de Onley pendant ces années sont Carl Schaefer, Fredrick Varley et David Milne.

En 1955, Onley suit sa famille en Colombie-Britannique. Il est au bon endroit au bon moment et obtient une exposition individuelle à la Vancouver Art Gallery. En 1957, Onley reçoit des bourses d’études pour étudier au Instituto Allende, à San Miguel de Allende (Mexique). Pendant les trois années qu’il passe là, Onley subit l’influence des idées et de l’art de la New York School of Abstraction et il commence à produire des œuvres non objectives.

En 1963 Onley obtient une subvention du Conseil des arts dans la catégorie des artistes chevronnés et se rend à Londres, en Angleterre. Là, il étudie la gravure à l’eau forte et les paysages de la Norwich School of Watercolour Painting. Il continue à peindre des tableaux abstraits qui sont vite empreints d’un sens du paysage. De cette période, Rosalyn Porter dit : « Sa voie est dorénavant établie vers ce que nous connaissons le mieux aujourd’hui: des paysages empreints de simplicité et de puissance; il s’attarde à l’essence de moments précis, à la présence d’objets et aux liens entre la couleur, la lumière et l’ombre. » (Porter, 1981)

Onley voyage énormément, mais passere le plus clair de sa vie adulte en Colombie-Britannique. De 1966 à 1976, il enseigne à la University of British Columbia, mais il prend sa retraite lorsque les revenus générés par son art plus que répondent à ses besoins.

« Toni Onley a réussi et il est riche », observe l’auteur Allen Wood en 1989. « Il en est arrivé là grâce à sa ténacité, en prenant des risques et parce qu’un instinct astucieux des affaires lui a permis de mettre sur pied une stratégie de vente intraitable. » Du procédé de peinture de Onley, Wood déclare qu’«il peint vite, il peint petit et en général tout est de la même taille …Tous ses cadres sont produits en série, confectionnés en gros, les composantes (verre, passe-partout, etc) sont toutes coupées de la même façon, facilement assemblées et n’attendent que leur œuvre d’art.» (Wood, 1989)

Bon nombre des œuvres d’art de Onley sont des gravures comme Suite Champ de glace/glacier et Wood a remarqué que le processus de production de gravures d’Onley « avait un rythme de production rigide et un système de distribution sans accroc et efficace. » (Wood, 1989)

En 1961, Onley est l’un de sept artistes choisis pour représenter le Canada à la Biennale de Paris et, en 1999, il devient officier de l’Ordre du Canada. En 2004, à l’âge de soixante-seize ans, Onley meurt dans un accident d’avion en faisant ce qu’il aimait le mieux : piloter un avion à la recherche de l’ inspiration artistique dans la nature canadienne..


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