Wayne Goodwill

About the Artist

Wayne Goodwill naît en 1941 à Fort Qu’Appelle (Saskatchewan) et grandit dans la réserve tout proche, la Standing Buffalo Reserve où il demeure toujours (2008). Il fréquente le pensionnat indien de Lebret et l’école de jour dans la réserve. Une fois qu’il finit ses études, il prend divers emplois dont un dans la construction et un autre au ministère provincial des Ressources naturelles.

Goodwill est un artiste autodidacte. Sa seule formation consiste en un cours d’art qu’il a suivi dans le cadre d’une formation professionnelle d’un an à l’Université de la Saskatchewan, campus de Regina. Il s’épanouit tardivement puisque c’est à l’âge de 21 ans, alors qu’il est hospitalisé, que son intérêt pour l’art se manifeste pour la première fois. Un ami lui ayant apporté papier, crayon et encre pour lui faire passer le temps, Goodwill découvre qu’il a possède un véritable talent artistique bien qu’à l’époque rien ne soit fait pour le développer.

Outre ce talent artistique, Goodwill possède bien d’autres aptitudes. Il est champion de danse traditionnelle, organisateur des célébrations sioux annuelles de Fort Qu’Appelle, passionné de chasse et conseiller de longue date auprès de l’administration de la bande à Standing Buffalo. Lorsqu’il était plus jeune, il était aussi un bon joueur de hockey.

Goodwill exprime son intérêt artistique dans deux domaines qui sont liés mais de façon très différente. C’est un excellent peintre de scènes réalistes dépeignant la vie sioux d’autrefois et les histoires que son arrière grand-père maternel lui racontait lorsqu’il était enfant. Goodwill essaie de les saisir sur la toile pour les préserver. Cette même source d’inspiration se retrouve chez d’autres peintres de la Saskatchewan tels Allan Sapp et Michael Lonechild dont les tableaux parlent de la vie autochtone pendant la conquête de l’Ouest.

Le second intérêt de Goodwill découle de ses talents de danseur traditionnel. En 1969, il est membre d’un groupe de danseurs sioux qui se produisent en Hollande, en Belgique et en France. À Paris, il voit, exposées au Musée de l’homme, d’anciennes peintures sur peau, réalisées par les Indiens des Plaines avant 1800.  De retour au Canada, il décide d’étudier cette forme d’art pour en savoir plus.  

Goodwill apprend donc qu’après 1700, les ennemis des Sioux, les Ojibwas, les chassent des forêts du Minnesota vers les Grandes plaines, à l’Ouest. Arrivés là, les Sioux se divisent en trois groupes. Ils développent une culture qui repose sur le cheval et le bison. Ce dernier fournit à la culture sioux non seulement nourriture, outils et abri, mais aussi sa forme d’expression artistique principale, à savoir la peinture de motifs naturalistes ou symboliques sur des peaux de bison. Avec ses travaux sur peaux, il ne fait pas que préserver un art ancestral, il évoque des souvenirs culturels vieux de plusieurs siècles qui ont survécu aux périodes de bouleversement qu’ont vécues ses ancêtres alors que la marée des colons blancs déferle sur l’Ouest.


Artiste dès le début
Jeune chasseur
Les histoires de mon grand-père
Peaux et encre
Voyage en France
Canadian Heritage University of Regina Mackenzie Art Gallery Mendel Art Gallery Sask Learning