Joe Fafard - Sur les critiques, le succès commercial, et l’importance de ne pas compromettre son art
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Il faut être capable de vendre son art pour soutenir une opération telle que celle que j’ai établie. Parce qu’on ne fait pas des oeuvres pour les vendre, et pourtant on fait des oeuvres pour les vendre. Je voudrais simplement faire cette distinction, qu’on ne change pas son art pour le rendre vendable, mais qu’on fait quand même son oeuvre pour pouvoir la vendre, pour pouvoir continuer son travail parce que tout le monde doit survivre en réalité. Et la réalité des choses est qu’il n’y a pas une seule bourse qui soit assez substantielle en Amérique du Nord pour me soutenir pendant une année entière. Au rythme où je dépense de l’argent pour opérer ma fonderie, il n’y en a pas une... une bourse du Conseil des arts du Canada, c’est peu d’argent – 30,000$? Ça me permettrait de continuer mon opération pendant un mois, alors que dois-je faire? Je dois vendre, mais je ne compromets pas mes oeuvres pour les vendre, parce que je sais fondamentalement que la meilleure façon de vendre ses oeuvres est de ne pas se compromettre. Si vous compromettez votre art, les gens n’achèteront pas, c’est une simple question d’affaires.

Duration: 1:28 min
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